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News publiée le 24/11/2008

fatigue, diffu-sciences

Plus d’efforts pour combattre le syndrome de fatigue chronique

La prise en charge des malades souffrants de syndrome de fatigue chronique en Belgique reste limitée. Il y a nécessité d’une meilleure collaboration entre les prestataires de soins de santé et les hôpitaux.

La cause du syndrome de fatigue chronique (SFC) n’est pas encore connue. Il serait provoqué par des facteurs physiques et psychosociaux qui entretiennent et renforcent les symptômes.  Le critère essentiel pour le diagnostiquer est une fatigue invalidante persistant depuis au moins 6 mois. Environ 7% des patients atteints du SFC guérissent spontanément, la plupart du temps au cours des 5 premières années. Toutefois, sans intervention médicale, les symptômes s’aggravent dans 5 à 20% des cas. L’instauration d’un traitement améliore la situation de 40% des patients atteints de SFC mais ne garantit pas une guérison complète. Les jeunes ont plus de chances de guérir que les adultes.  Plus tôt le malade est pris en charge, plus élevées seront ses chances de mener une vie normale. Ce qui est très clair, c’est qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucun médicament qui puisse guérir le patient SFC.

En 2002, les pouvoirs publics belges ont créé 5 centres de référence pour le SFC, se positionnant en pionniers dans ce domaine en Europe. Les centres de référence sont attachés à un hôpital universitaire (UCL-St Luc, UZ Leuven, UZ Anvers et UZ Gand pour les adultes; UZ Bruxelles pour les enfants et les adolescents).  Les centres assurent une prise en charge multidisciplinaire par des médecins, des kinésithérapeutes, des psychothérapeutes... Ils proposent une thérapie cognitivo-comportementale et une thérapie par exercices graduels.  Ces thérapies ont fait la preuve d’une certaine efficacité, pour autant qu’elles soient adaptées à la situation spécifique des patients SFC et assurées par des thérapeutes expérimentés. Les résultats obtenus dans les centres de référence restent toutefois mitigés, sans que l’on sache très bien pourquoi.  Une évaluation scientifique des résultats est plus que nécessaire. Le rapport de l’INAMI en 2006 reflète des résultats limités : le patient se sent moins fatigué, mais ne constate pas d’amélioration franche sur les plans de la qualité de vie, de la reprise du travail et de la capacité à l’effort.  L'accord de financement entre l'INAMI et ces centres de référence arrive prochainement à échéance. Se pose dès lors la question de sa prolongation au delà de cette date ou d’une réorientation vers une autre prise en charge qui apporterait de meilleurs résultats. Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé et le Conseil Supérieur de la Santé recommandent une organisation des soins mieux structurée et scientifiquement fondée, dans laquelle la première ligne (médecin généraliste, kinésithérapeute, psychologue…) retrouve un rôle central, en collaboration avec la deuxième ligne (hôpitaux de proximité, centres de santé mentale,…) et un centre de référence.

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Communiqué de presse du Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE)
http://www.kce.fgov.be/index_fr.aspx?SGREF=3228&CREF=11640
Site en français. Consulté en octobre 2008


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