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News publiée le 22/01/2009

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L’obésité est héréditaire

La première carte génétique de l'obésité sévère vient d'être obtenue. Une étude menée en collaboration entre plusieurs équipes de recherche a permis la découverte de trois nouveaux gènes qui augmentent le risque d'obésité sévère mais aussi la banale prise de poids au sein de la population.

L'obésité progresse partout dans le monde de façon épidémique. Les complications qui sont liées : diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires et cancer pourraient, pour la première fois dans l'histoire, raccourcir l’espérance des enfants par rapport à leurs parents. En plus des causes sociétales (sédentarité, "malbouffe"…) bien identifiées de ce problème de santé, l’hérédité joue aussi dans 70 % des cas un rôle important dans la détermination du poids et dans la survenue de l'obésité, d'autant plus lorsqu'elle est sévère et apparaît précocement. Une équipe française a mis ainsi en évidence plusieurs gènes responsables de formes monogéniques d'obésité et a montré leur rôle essentiel dans le contrôle de l'appétit. Ces chercheurs ont tout d'abord confirmé que deux gènes appelés FTO et MC4R jouaient un rôle majeur dans la susceptibilité à l'obésité commune et à la prise de poids en population générale. Ces deux gènes agissent via un contrôle du comportement alimentaire. En réalisant d’autres analyses sur le génome humain, des chercheurs français et britanniques ont montré l’existence de polymorphismes génétiques largement répondus dans les populations européennes. Ces variations génétiques modulent le risque d'obésité sévère et la prise de poids en population générale tout au long de la vie. Trois autres gènes liés à l’obésité ont été identifiés : NPC1, MAF et PRL. Les souris privées de NPC1 présentent, en plus de désordres neurologiques, une perte de poids et un manque d'appétit. Le gène MAF est impliqué dans la différenciation du tissu en charge du stockage des graisses et dans la production d'une hormone intervenant dans la satiété et la sécrétion de l'insuline. Enfin, le gène PRL est associé à l'obésité et à la prise de poids plus spécifiquement chez l'adulte.


Ces résultats devraient permettre à plus long terme l'identification précoce des enfants les plus à risque d'obésité ainsi que la mise en place de stratégies médicales préventives et thérapeutiques personnalisées.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) (Paris, 15 janvier 2009): L'obésité sévère: une maladie héréditaire du comportement alimentaire
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1494.htm
Site bilingue français/anglais.
Consulté en janvier 2009.


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