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News publiée le 23/01/2009

Médicament, inflammation chronique, diffu-sciences

Inflammations chroniques : une avancée majeure

Des chercheurs de l’ULB viennent de réaliser une grande découverte dans la compréhension des réactions inflammatoires. Ceci ouvre la voie à de nouveaux médicaments pour le traitement de nombreuses pathologies inflammatoires chroniques.

Dans un contexte infectieux, la réaction inflammatoire constitue une réaction souhaitable, puisqu’elle participe à l’élimination de l’agent infectieux. Celle-ci n’est cependant pas sans danger pour les tissus sains, puisque certains facteurs produits par les cellules du système immunitaire (dont le TNF ou tumor necrosis factor, une des principales cytokines proinflammatoires) sont aussi responsables de nombreux dommages aux tissus sains. Une réponse immune inflammatoire qui se maintient donc de manière indéfinie est responsable d’un grand nombre de pathologies qualifiées d’ « inflammatoires » : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde…). De nombreuses études sont aujourd’hui entreprises afin de mieux comprendre la régulation de la production de cette cytokine. En étudiant le rôle du nicotinamide dinucléotide (ou NAD), un composé naturel présent dans toutes nos cellules et bien connu pour son rôle dans le métabolisme énergétique de la cellule, des chercheurs de l’ULB ont découvert un lien inattendu entre le métabolisme cellulaire et la production de la cytokine TNF. Ils ont montré que, de manière inattendue, les cellules exprimant des taux réduits de NAD perdaient progressivement la capacité de produire le TNF. Le NAD semble donc représenter un facteur essentiel pour la production abondante de TNF. L’utilisation d’un composé pharmacologique capable de réduire le taux de NAD intracellulaire a démontré une bonne efficacité chez l’animal dans des modèles inflammatoires (modèles animaux de polyarthrite rhumatoïde ou d’inflammation aigue suite à un choc septique). De même, ce composé s’est révélé capable de réduire la capacité de cellules humaines de produire la cytokine TNF. Ces observations suggèrent que des médicaments capables de réduire de manière transitoire le taux de NAD intracellulaire pourraient être efficaces pour limiter la production de TNF. Ces agents pharmacologiques constituent donc des candidats sérieux pour le développement de nouveaux médicaments pour le traitement de nombreuses pathologies inflammatoires chroniques.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse de l’ULB (19 janvier 2009, Charleroi) : des chercheurs de l’ULB font une avancée vers de nouveaux médicaments pour le traitement de nombreuses pathologies inflammatoires chroniques


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