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News publiée le 27/01/2009

Leucémie lymphoïde, diffu-sciences

Leucémie lymphoïde chronique : une grande avancée

De nouveaux biomarqueurs pronostics de la leucémie lymphoïde chronique viennent d’être mis en évidence grâce à une collaboration entre des chercheurs de l’ULB et de l’institut Bordet. Cette découverte majeure permettra de mieux prendre en charge ces malades.

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) est la plus fréquente des leucémies qui touchent le monde occidental. Elle résulte de l’accumulation progressive de globules blancs (les lymphocytes B, producteurs d’anticorps) qui ont perdu la capacité de mourir. Celle-ci est jusqu’à présent incurable et bien que son évolution chez certains patients soit lente, les traitements actuels permettent généralement de contrôler la maladie pendant quelques temps mais le clone leucémique n’est jamais éradiqué. Sa chronicité et son évolution insidieuse font de cette leucémie un problème de santé publique important. Une des principales caractéristiques de la LLC réside dans son hétérogénéité au niveau clinique : environ la moitié des patients présentent une évolution rapide de la maladie, nécessitant une intervention thérapeutique d’urgence tandis que l’autre moitié des patients présentent une évolution plus lente pouvant durer une vingtaine d’années. Il est donc primordial de savoir à quel type d’évolution le patient sera confronté afin d’adapter au mieux le suivi de la maladie et la précocité ou non du traitement. Au cours de ces dernières années, de nombreux marqueurs différents ont été proposés pour pronostiquer l’évolution de la maladie. Parmi ceux-ci, une nouvelle classe de molécules, les microARNs (miRs) ont été identifiés comme biomarqueurs potentiels de la LLC. Des chercheurs belges de l’ULB et de l’Institut Bordet viennent de démontrer que deux microARNs, miR-29c et miR-223, sont capables individuellement de séparer les patients « à risque » des patients « à évolution lente » : les patients exprimant de faibles taux de ces deux microARNs devraient être traités beaucoup plus rapidement après le diagnostic et présenteraient une survie plus courte que les patients exprimant ces deux marqueurs. Ils ont pu démontrer qu’une sous-expression de ces deux microARNs est associée à une masse tumorale élevée, à l’agressivité de la maladie et aux autres facteurs de mauvais pronostic. La combinaison de ces deux microARNs à deux autres facteurs de pronostic particulièrement efficaces a permis une réelle stratification du risque de traitement et de survie en groupe d’évolution croissante.

En conclusion, ces données permettent d’affiner le pronostic des patients atteints de la leucémie lymphoïde chronique, d’identifier les patients qui auront besoin d’un traitement précoce et donc ceux qui nécessiteront un suivi plus rapproché.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse de l’ULB (15 janvier 2009, Bruxelles) : des chercheurs de l’ULB-Institut Jules Bordet mettent en évidence de nouveaux biomarqueurs pronostics de la leucémie lymphoïde chronique.


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