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News publiée le 02/02/2009

Cardiologie, coeur, maladie, diffu-sciences

Maladies cardio-vasculaires: peut mieux faire

Le congrès de la Société belge de Cardiologie vient de se terminer. Comme chaque année, les cardiologues du pays se sont réunis pour faire le point des connaissances dans leur domaine.

On constate que les connaissances médicales progressent pas à pas. Il n’y a pas d’avancée spectaculaire mais des mises au point progressives. Ainsi par exemple, dans l’infarctus, on sait depuis plusieurs années qu’il existe deux grandes catégories d’infarctus, qui se caractérisent par des tracés différents sur l’électrocardiogramme. Une de ces catégories est appelée STEMI et l’autre NSTEMI. Chaque fois que des nouvelles études sont publiées, les experts les examinent et les discutent pour en estimer la pertinence et évaluer les enseignements que l’on peut en retirer pour la pratique quotidienne. Et tous les deux ans environs, au niveau européen, ils publient une synthèse des nouvelles acquisitions et émettent de nouvelles recommandations pour la prévention et le traitement. Et de nouvelles recommandations de ce type viennent d’être émises pour le STEMI. Les cardiologues ont donc été largement informés leur congrès sur les contenus de ces nouvelles recommandations et en on discuté entre eux. Nous n’entrerons pas dans le détail de ces conseils car il s’agit d’affaire de spécialistes mais il était intéressant de savoir que c’est ainsi que la thérapeutique progresse.

Une nouvelle technique

Toujours à propos de l’infarctus, de nouvelles données ont été présentées à propos des interventions qui se font le plus tôt possible après l’accident cardiaque. Depuis vingt ans au moins, on sait qu’en diminuant le délai de ces interventions qui se font par cathétérisme, on diminue l’étendue de l’infarctus, qui est une zone morte dans l’organe touché (ici, c’est le coeur). C’est pour cela qu’on insiste toujours pour que la personne qui ressent une douleur thoracique contacte le plus rapidement possible son médecin. Mais une variante de la technique, est en cours de développement : elle s’appelle le « post-conditionning ». Cela consiste à reboucher très brièvement (quelques secondes) l’artère coronaire ou sa branche qui a causé l’infarctus, après l’avoir débouchée une première fois. Bien sûr, cela ne peut pas se faire n’importe comment mais les premières études réalisées chez l’animal montrent que l’on améliore encore avec cette technique la situation de la victime d’un infarctus. Il faudra néanmoins encore attendre un peu avant que cela ne asse dans la routine en médecine humaine.

La Rédaction
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