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News publiée le 09/02/2009

Arbre, maladies, climat, diffu-sciences

Changements climatiques et encéphalites à tiques

L’impact des changements climatiques cause beaucoup de dégâts sur notre santé. Il provoque l’augmentation d’une maladie très invalidante.

La structure et le fonctionnement des écosystèmes terrestres, ainsi que le climat, sont modifiés par l’activité humaine. Les perturbations causées par l’homme à ce niveau peuvent avoir de multiples répercussions sur sa santé, à travers les effets des vagues de chaleur par exemple, de la pollution de l’air ou encore de la modification de l’écologie des maladies infectieuses.

Les villes et les forêts

On peut prendre les maladies transmises par des vecteurs comme illustration des interactions complexes de tous ces facteurs et de leur impact sur l’homme. Ainsi, il existe en Europe centrale, en Europe de l'Est et du Nord, ainsi qu’en Eurasie, une maladie virale transmise par certaines tiques: c’est l’encéphalite à tiques. Elle peut se manifester par une méningite, des paralysies ou d’autres attaques du système nerveux. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à modifier l’épidémiologie de cette maladie. Si l’urbanisation et la péri-urbanisation participent à la diminution des territoires d’extension de la tique, qui vit essentiellement en forêt, les changements climatiques peuvent favoriser certaines années un développement plus important des acariens en cause. Il est bien connu qu’un hiver doux, avec des températures supérieures à 0 °C, peut modifier le cycle de vie de la tique. Or, la coexistence des deux stades immatures du développement de la tique, les nymphes et les larves, est nécessaire pour la circulation du virus de l’encéphalite à tiques. Cette coexistence est fonction du climat.

La faute aux champignons

Peuvent venir s’ajouter à cela des comportements humains, même s’ils ne sont pas à risque par eux-mêmes. Par exemple, à la saison des champignons, les citadins parcourent volontiers les forêts au cours des week-ends qui suivent les semaines pluvieuses, parce qu’ils savent qu’ils pourront y ramasser en plus grandes quantités ce qui fait leur régal. Les circonstances sont alors réunies pour faire bondir la probabilité d’être mordu par les tiques et donc celle de développer la maladie. Pour comprendre ces phénomènes complexes, il faut allier les compétences des épidémiologistes, des médecins, des géographes et des biologistes.

La Rédaction
Conférence internationale « Climate Change impact on ticks and tick-borne diseases » (Bruxelles, 6 février 2009).


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