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News publiée le 11/02/2009

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Chirurgie robot-assistée: un coût élevé

La chirurgie assistée par robot est relativement sûre lorsqu’elle est pratiquée par des chirurgiens expérimentés. Elle ne semble pas apporter beaucoup d’avantages par rapport à la chirurgie classique mais son coût reste très élevé.

En Belgique, au moins une vingtaine d’installations de chirurgie robot-assistée sont opérationnelles pour le moment. En termes de nombre d’appareils par habitant, notre pays se classe ainsi en deuxième position mondiale, après les USA et loin devant le reste de l’Europe.

Une technique prometteuse

Les robots employés en chirurgie sont surtout utilisés dans les interventions sur la prostate mais ils sont de plus en plus présents en gynécologie et en chirurgie cardiaque. La technique consiste, pour l’opérateur qui se trouve dans la même salle que le patient, à commander les instruments chirurgicaux à partir d'une console située à distance de la table d'opération. La procédure est très peu invasive, en ce sens que les plaies chirurgicales sont réduites au minimum et que l’intervention se pratique via de petits orifices artificiels.

Cette technologie offre au chirurgien une image agrandie en trois dimensions sur écran et des instruments très maniables qui évitent les tremblements. Elle est théoriquement très prometteuse et relativement sûre, à condition que l’équipe chirurgicale ait suivi une formation adéquate et soit bien entraînée. C’est la raison pour laquelle il convient de ne permettre l’accès à la technique qu’aux équipes qui disposent de ces atouts. Leur nombre doit rester limité, de façon à ce qu’elles aient la possibilité d’acquérir l’expérience nécessaire.

Des coûts élevés

La chirurgie robot-assistée ne semble pas apporter beaucoup d’avantages par rapport à la chirurgie classique et elle est beaucoup plus chère. Le prix d’achat moyen d'un système s’élève à environ 1,7 million d’euros et les frais d’entretien à 10% de cette somme chaque année. De plus, les instruments sont onéreux et ne sont que partiellement réutilisables après une intervention. Comme ce surcoût n'est pas remboursé par la sécurité sociale, beaucoup d’hôpitaux facturent des suppléments aux patients. Pour une prostatectomie, par exemple, cela se monte dans la plupart des cas à 1200€. Le patient devrait en être clairement informé au préalable par le médecin et pouvoir discuter avec lui des alternatives possibles. Comme l’intérêt réel de la technique reste encore peu démontré, le KCE estime ne pas pouvoir en recommander le remboursement sans autre forme de procès.

La rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE, Bruxelles, 9 février 2009) « Chirurgie robot-assistée : qu’en penser aujourd’hui ? »
http://www.kce.fgov.be/index_fr.aspx?SGREF=3228&CREF=12695
Site bilingue français/néerlandais.
Consulté en février 2009.


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