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News publiée le 17/02/2009

Psychose puerpérale, diffu-sciences

Psychose puerpérale: des risques spécifiques

Une nouvelle étude suédoise vient de montrer que divers facteurs de risque peuvent être spécifiquement impliqués dans la survenue de la psychose puerpérale durant les 90 premiers jours de post-partum.

Pour la plupart des femmes, mettre un enfant au monde est une épreuve très intense, tant du point de vue physique que sur le plan émotionnel. Plusieurs troubles psychologiques peuvent se produire chez les mamans en période de post-partum, qui s'étend de la fin de l'accouchement jusqu'au retour de couches, c’est-à-dire les premières règles après la grossesse. Parmi ces troubles figure un ensemble de sentiments appelés « baby blues » (sautes d’humeur, tristesse…). Ils sont très communs, apparaissent dans les premiers jours et disparaissent rapidement après l’accouchement. En revanche, certaines femmes sont victimes de dérangements mentaux graves (psychose) pouvant être associés à une instabilité de l'humeur. Cela survient dans les premières semaines suivant la naissance du bébé. Enfin, il peut aussi s'agir d' une dépression légère à modérée se produisant des semaines à des mois après l’arrivé du nourrisson.

Des femmes vulnérables

Une nouvelle étude suédoise réalisée par Valdimarsdóttir et coll. a examiné la fréquence des maladies psychotiques et de leurs facteurs de risque après 90 jours chez des femmes qui viennent d'accoucher pour la première fois. L'étude a montré qu’il existe chez ces femmes des profils de risque différents. Une histoire de maladie psychiatrique représente un facteur de bien identifié. L’âge avancé de la mère a été associé à une atteinte plus fréquente. Toutefois, on ne sait pas si d’autres facteurs indépendants, comme par exemple les complications obstétricales, peuvent aussi être impliqués. En revanche, un poids de l’enfant élevé à la naissance, ainsi qu’un diabète de la mère semblent protéger contre cette affection.

Ces résultats suggèrent donc que la psychose puerpérale puisse être fonction de l'existence de facteurs de risque spécifiques indépendants survenant en période de post-partum précoce. L'investigation a aussi mis le doigt sur un problème important : les effets de la psychose maternelle sur l’attachement de la maman à son enfant et sur les soins qu’elle lui donne en période post-natale, pourraient entraîner des séquelles chez la mère et chez le bébé.

La Rédaction
Hay PJ. Post-partum psychosis: which women are at highest risk? PLoS Medicine2009; 6 (2): e1000027.
Valdimarsdóttir U, Hultman CM, Harlow B, Cnattingius S et al. Psychotic illness in first-time mothers with no previous psychiatric hospitalizations: a population-based study. PLoS Med 2009; 6: e1000013. doi:10.1371/journal.pmed.1000013.


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