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News publiée le 27/02/2009

dépistage du cancer bronchique , diffu-sciences

Le difficile dépistage du cancer bronchique.

Le cancer bronchique fait des ravages et il est très fréquent chez les fumeurs. Actuellement, son dépistage n’est pas systématique.

Le cancer bronchique est une affection fortement liée au tabagisme. Il représente la principale cause de mort évitable. En France, il est l’un des seuls cancers dont l’incidence continue à augmenter, surtout chez les femmes. Le nombre de nouveaux cas est passé de 22 000 en 1990 à 30 000 en 2005.

Dépistage: pas encore performant

La survenue d'un cancer bronchique se fait en plusieurs étapes et souvent plus de 20 ans après exposition à un agent tel que le tabac ou l'amiante. Le diagnostic reste délicat car il est peu spécifique. Ainsi, chez un sujet en bonne santé, les signes peuvent être une altération de l'état général. Mais chez des personnes déjà atteintes par d’autres troubles respiratoires, comme par exemple par une bronchite chronique, fréquente chez les fumeurs, la symptomatologie est masquée par l’affection pré-existante. On avait tenté dans les décennies précédentes de pratiquer un dépistage systématique, au moins chez les personnes à risque, grâce à la radiographie. Mais cette technique s’est avérée inadaptée, si bien qu’un vrai dépistage de masse n’existe pas encore car les moyens disponibles pour le réaliser ne sont pas assez efficaces. Plus un test est sensible, plus il est capable de détecter la maladie recherchée mais moins il est spécifique. Cela veut dire que d’autres pathologies que celle que l’on cherche peuvent se présenter à la place de celle que l’on veut identifier. A l'inverse, plus un test est spécifique, plus les cas qu’il détecte correspondent réellement à ce que l’on cherche. Mais alors, bien souvent, moins il sera sensible : beaucoup de malades ne seront pas repérés alors qu’ils souffrent réellement de l’affection en cause. Ainsi, des radiographies pulmonaires peuvent apparaître normales en cas de petit cancer du poumon.

La seule bonne manière

D’autres méthodes que la radiographie du thorax ont aussi été évaluées, comme l’analyse des crachats au microscope (cytologie des crachats). Mais elle n’a pas non plus la sensibilité et la spécificité nécessaires. L’utilisation du scanner thoracique à faible dose n’a pas pu être retenue : près de 90 % des anomalies détectées sur un scanner ne sont pas des cancers. En plus de cela, la gestion de ces faux positifs est particulièrement délicate : il faut mettre la personne en alerte pour des examens approfondis des anomalies détectées, avec l’angoisse que cela génère, pour finir par leur dire que ce n’est pas un cancer. Il ne reste qu’une seule bonne solution : ne pas fumer. La lutte anti-tabac et l´aide à l’arrêt du tabagisme restent donc des mesures prioritaires.

La Rédaction
Esvant. H. Cancer bronchique primitif: pas de dépistage de masse systématique
http://www.egora.fr/commun/script/winbreve.asp?newsid=49162&news_ref=1536
Site en français. Consulté en février 2009.

Heron JF. Dépistage des cancers. Sensibilité et spécificité.
http://www.oncoprof.net/Generale2000/g03_Depistage/g03_d02.html
Site en français. Consulté en février 2009.

Ludovic Baene. Le cancer bronchique ou cancer du poumon
http://www.caducee.net/DossierSpecialises/cancerologie/cancer-bronchique.asp
Site en français. Consulté en février 2009.

Senellart H. Cancer bronchique primitif. Rev Prat Med Gen 2009; 23: 89-93.


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