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News publiée le 11/03/2009

Erasme, journée du rein, diffu-sciences

Une journée dédiée au rein

Les patients atteints d'insuffisance rénale chronique souffrent aussi d'hypertension artérielle. Cette maladie sera au centre de la Journée Mondiale du Rein, le 12 mars prochain.

En Belgique, 250.000 à 500.000 personnes sont atteintes d’une maladie rénale chronique. Il s’agit le plus souvent de patients hypertendus ou atteints de maladies cardio-vasculaires ou de diabète. En cas de détection tardive et/ou de facteurs de risque cardio-vasculaires associés – dont l’hypertension artérielle – la perte progressive des unités fonctionnelles du rein peut conduire inéluctablement à un stade où un traitement de suppléance par dialyse ou transplantation devient indispensable.

Un cercle vicieux

Une tension artérielle élevée, en plus des dégâts infligés au cœur et aux vaisseaux cérébraux, provoque également un rétrécissement des artères qui irriguent les reins. Ceci causerait des lésions dans les unités de filtration du rein (glomérules) et affecterait son fonctionnement. A l'inverse, ce dysfonctionnement rénal est lui-même à l’origine d’une élévation de la pression sanguine : le rein malade retient l’eau et le sel, dont l'excès aggrave la situation. S'installe alors un cercle vicieux où l'insuffisance rénale est à l'origine d'une pression artérielle trop élevée, qui elle-même accélère la dégradation des fonctions rénales.

Un grand danger

Le grand danger est qu’une déficience rénale chronique, même à un stade avancé, ne génère souvent chez le patient que de vagues plaintes et des maux souvent considérés comme bénins…Pourtant, préviennent les néphrologues, une affection rénale non traitée à temps, entraîne ultérieurement des complications certaines. Lorsque la fonction rénale atteint moins de 10%, le rôle du rein doit être confié à un traitement de substitution comme la dialyse ou la transplantation rénale. Le groupe à risque pour des affections chroniques des reins sont les diabétiques, les patients souffrant d’hypertension, de troubles cardio-vasculaires, de calculs aux reins ou de problèmes de vessie ou de prostate. Il est aussi admis que le risque de développer une affection rénale augmente sensiblement dans la population âgée de 60 ans et plus.
Chez un patient qui cumule l’hypertension et le diabète, il n’y a pas que le risque de développer une maladie rénale qui augmente fortement : le terrain est aussi propice à l’apparition soudaine de maladies cardio-vasculaires. Dans la zone Ouest du monde, 40% de la population souffre d’hypertension et ce chiffre va croissant, tout comme l’on s’attend à une augmentation du nombre de diabétiques de 20% d’ici à 2025…  Un dépistage précoce peut prévenir, retarder, voire éviter un traitement lourd

Informer le public

Pour la 3e année consécutive, l’Hôpital Erasme a décidé de célébrer la Journée Mondiale du Rein en organisant dans le hall principal de l’Hôpital une rencontre-information destinée au grand public. Sur base d’une collaboration interdisciplinaire, les services de néphrologie (maladies des reins), cardiologie, pathologie vasculaire et diététique installeront plusieurs stands destinés à expliquer le fonctionnement des reins, les stades de la maladie rénale chronique, les moyens d’éviter les risques de progression… Médecins, infirmières, diététicienne et tabacologue seront mobilisés pour fournir des informations en direct, mesurer gratuitement la pression artérielle, expliquer les recommandations diététiques, le sevrage tabagique, les modalités de dialyse, la greffe rénale…

Un test gratuit

La Clinique Saint-Jean  propose d’effectuer gratuitement un test rapide de la fonction rénale. Cela se passera le jeudi 12 mars 2009 de 11h30 à 15h30 dans le hall d’accueil de la clinique (Site Botanique – Boulevard du Jardin Botanique 32 – 1000 Bruxelles). Une équipe de néphrologues (spécialistes des maladies des reins) et d’infirmières seront disponibles répondre aux questions et donner, au sujet des dysfonctionnements et maladies des reins, toutes les explications souhaitées par le grand public.
Concrètement, chaque personne qui se présentera dans le hall d’accueil de la Clinique recevra un questionnaire qui permettra de déterminer si elle fait partie ou non d’un groupe à risque. Si le “score” obtenu détermine que la personne pourrait faire partie d’un groupe à risque, il lui sera alors proposé de se rendre au laboratoire pour un test gratuit de sang et d’urine. Les résultats de ce test seront par la suite transmis au médecin traitant qui en assurera le suivi. Mais une simple analyse d’urine et de sang suffit et elle peut être réalisée toute l’année durant par le médecin traitant

La Rédaction
D’après des communiqués de presse de l’Hôpital Erasme (ULB Bruxelles) et de la Clinique Saint-Jean (Bruxelles)


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