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News publiée le 31/03/2009

Coeur, infarctus, soins, diffu-sciences

De mieux en mieux

Le traitement de l’infarctus n’arrête pas de faire des progrès. Parfois, ce sont des choses simples qui permettent de gagner du terrain sur la maladie.

Un infarctus du myocarde (du cœur) est une zone morte dans la masse musculaire du cœur. Il est dû à l’obstruction d’une artère du cœur, une artère coronaire ou une de ses branches. Dans le traitement, chaque fois que possible, on tente de recréer un passage pour le sang, ce qui peut se faire de plusieurs manières. On peut, par exemple, pratiquer une intervention chirurgicale qui établit un contournement de l’artère bouchée en utilisant un vaisseau que l’on prélève ailleurs dans l’organisme: c’est le pontage.

Le plus vite possible

On peut aussi dilater l’artère bouchée avec un ballonnet que l’on introduit dans les vaisseaux, le plus souvent au niveau du pli de l’aine. On le pousse tout au long des artères jusqu’à parvenir au cœur puis entrer dans les artères du cœur et ainsi de suite jusqu’au niveau obstrué. Là, on gonfle le ballonnet, qui dilate l’artère obstruée. On appelle cela une angioplastie. Il est bien acquis depuis pas mal d’années que plus le délai est court entre la survenue de l’infarctus et l’angioplastie, plus on a de chances de rétrécir le territoire cardiaque qui meurt. C’est très important pour la survie du patient et pour la qualité de sa fonction cardiaque à long terme. Le mot d’ordre est donc d’aller vite.

Gagner encore du terrain

Mais on a découvert depuis peu d’autres moyens de rétrécir la zone morte. Ainsi, les spécialistes se sont rendu compte que s’ils réobstruaient brièvement l’artère en cause, au cours de l’angioplastie, dans des conditions extrêmement précises, ils obtenaient encore une réduction supplémentaire du territoire destiné à mourir. Et au congrès du Collège Américain de Cardiologie, qui se déroule actuellement, des chercheurs ont encore ajouté à ce concept en montrant qu’un brassard comme celui qui sert au médecin à prendre la tension, pouvait lui aussi diminuer les dégâts. Mais attention : un brassard ne peut pas rester indéfiniment en place, c’est comme un garrot.

La Rédaction
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