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News publiée le 27/04/2009

Cerveau matin et soir, diffu-sciences

Un cerveau pour le matin et un autre pour le soir?

La manière dont notre cerveau travaille pour maintenir notre attention au cours de la journée évolue d’une manière différente selon que nous sommes « du soir » ou « du matin ». Cette différence se marque en fin de journée quand la pression de sommeil devient élevée.

La qualité de notre éveil et de nos performances cognitives au cours d’une journée normale est maintenue par deux processus. Le premier est appelé processus homéostatique. C’est un mécanisme physiologique dans lequel, notre propension au sommeil augmente progressivement au cours de la journée, pour ensuite se dissiper au cours de la nuit. Le second, appelé rythme circadien, règle notre niveau d’alerte, par lequel notre signal d’éveil augmente au cours de la journée pour diminuer en début de nuit. C’est l’opposition entre ces deux mécanismes qui nous permet de maintenir le niveau de performance qui nous permet d’accomplir les tâches cognitives pendant une journée.

Des réactions différentes

Une étude a été menée conjointement par des chercheurs de l’Université de Liège (Ulg) et de l’Université Libre de Bruxelles dans le but de mieux comprendre les bases cérébrales de ces mécanismes de régulation et la manière dont ils interagissent. Les sujets du «matin» qui se couchent et se réveillent naturellement tôt sont généralement plus performants le matin. En revanche, ceux du «soir», qui éprouvent de grandes difficultés à se coucher avant que la nuit ne soit bien avancée et qui se lèvent tard quand cela leur est possible, se sentent au mieux de leur forme dans la soirée. Les chercheurs ont enregistré l’activité cérébrale de ces deux groupes de participants pendant l’accomplissement d’une tâche d’attention visuelle au cours de deux séances ayant lieu respectivement 1h30 et 10h30 après leur réveil, tout en préservant leur rythme naturel d’éveil et de sommeil. Quand la pression de sommeil est peu élevée, c’est-à-dire 1h30 après le lever, il n’y a pas de différence d’activité cérébrale entre les sujets en réponse à la tâche attentionnelle. Si la pression du sommeil est plus élevée, comme c’est le cas après 10h30 passées en état d’éveil, la performance attentionnelle est meilleure chez les personnes «du soir». Cette différence dans les réponses cérébrales des deux groupes pourrait être due à des différences dans la manière dont ils réagissent à la pression de sommeil accumulée au cours de la journée.

Une influence directe

Ces résultats suggèrent que les sujets « du matin » ressentent plus fortement que ceux «du soir» l’impact de la pression de sommeil accumulée au cours de la journée. Ils mettent en évidence l’influence directe qu’exercent les interactions complexes entre les deux mécanismes opposés (processus homéostatique et rythme circadien) sur les activités cérébrales qui sous-tendent nos comportements.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse de l’ULB et de l’ULg http://wwwdev.ulb.ac.be/db/revue/articles/24042009/24042009REF_001.pdf


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