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News publiée le 20/05/2009

tuberculose, diffu-sciences

Pour mieux combattre la tuberculose

La découverte d’une nouvelle molécule permet de rendre le bacille de la tuberculose hyper-sensible au traitement antibiotique déjà existant.

Tous les pays du monde sont touchés par la tuberculose. L’agent causal de cette affection est une bactérie appelée Mycobacterium tuberculosis. Cette maladie requiert un traitement antibiotique long, fastidieux, souvent rendu pénible par les nombreux effets indésirables des médicaments. Ces contraintes poussent de nombreux malades à ne pas suivre correctement leur traitement, voire à l'abandonner prématurément. A cause de cette négligence, il y a un grand risque d’émergence de bactéries devenues résistantes au traitement. La rechute est rapide et la personne atteinte doit être traitée par une seconde ligne d'antibiotiques, difficiles à doser parce qu’ils sont encore plus toxiques.

Dose réduite d’antibiotiques

Une intervention thérapeutique innovante dans la lutte contre cette affection a été proposée par un consortium français de recherche pluridisciplinaire. Les travaux de ce groupe ont débuté il y a près de 10 ans, avec la découverte d'un gène de Mycobacterium tuberculosis contrôlant le niveau de sensibilité du bacille à plusieurs antibiotiques utilisés dans le traitement des patients atteints de forme multirésistante de la tuberculose. Les chercheurs ont testé une nouvelle molécule capable de modifier la sensibilité de cette bactérie à plusieurs antibiotiques antituberculeux, parmi lesquels figure l'éthionamide, utilisé contre les souches multirésistantes. L'administration de la nouvelle molécule à des souris atteintes de tuberculose a permis de diminuer de trois fois la dose d'éthionamide nécessaire à leur guérison. À cette dose, l'antibiotique ne présente plus d'effet toxique, ce qui devrait favoriser l'observance du futur traitement par les malades.


Une stratégie prometteuse


C'est la première fois qu'une telle stratégie est proposée pour lutter contre une maladie infectieuse. Le consortium s'attelle maintenant à contrôler ou améliorer certaines propriétés de ce composé prometteur et de molécules similaires, telles que leur stabilité dans l'organisme, leur solubilité et leur compatibilité avec les autres antibiotiques du traitement. Bien que de nombreuses étapes restent à franchir avant d'autoriser les premiers essais chez l'homme, ceux-ci pourraient être envisagés pour 2012

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre National de la Recherche Scientifique : décupler la puissance d'un antibiotique pour traiter la tuberculose
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1583.htm?&theme1=7
Site bilingue français/anglais. Consulté en mai 2009.


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