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News publiée le 09/06/2009

Alzheimer, cerveau, diffu-sciences

Maladie d’Alzheimer: une avancée importante

L’addition d’un phosphate à une protéine particulière présente dans le cerveau offre un nouvel espoir de rendre possibles un diagnostic et un traitement précoces de la maladie d'Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer entraîne une dégénérescence mentale grave et peut conduire au décès. Elle ne se guérit pas encore. En absence d’une technique fiable, son diagnostic précoce n’est pas facile à réaliser. Récemment, des chercheurs canadiens ont mis en évidence un mécanisme indiquant que l’ajout d’un phosphate à un acide aminé d’une protéine clé du cerveau pourrait être utile au diagnostic précoce et au développement de médicaments contre cette affection.

Des phosphates en excès

La protéine critique, appelée protéine tau, est normalement présente dans le système nerveux central. Chez les patients souffrant de maladie d’Alzheimer, les molécules de la protéine tau deviennent incontrôlables et forment des nœuds entre elles. La présence de ces derniers, en plus d’autres structures appelées plaques séniles, pourrait constituer le mécanisme principal de cette maladie dégénérative. Une découverte importante à suggéré que les protéines tau d’un cerveau normal possédaient trois à quatre ions phosphates, alors que dans le cas de la maladie d’Alzheimer, les protéines tau en contenaient 21 à 25 supplémentaires. L’étude canadienne a conduit à l’hypothèse selon laquelle l’ajout d’un phosphate spécifiquement sur un acide aminé appelé sérine, situé en position 202 dans la longue chaîne d’acides aminés que forme la protéine tau, pourrait être un phénomène déterminant dans la maladie d’Alzheimer.

Un double impact


Cette découverte a un double impact sur le diagnostic et sur le traitement de cette maladie. Ainsi, une imagerie du cerveau en résonance magnétique pourrait être réalisée pendant toutes les premières étapes de cette affection en recherchant seulement ce phosphate spécifique. La technique le permet. Ensuite, on pourrait s’efforcer de développer des médicaments dirigés contre l’enzyme qui place cette molécule sur la protéine tau.

La Rédaction
Université McGill
http://francais.mcgill.ca/newsroom/news/item/?item_id=106791


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