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News publiée le 25/06/2009

Obésité, naissance , diffu-sciences

L’obésité peut commencer avant la naissance

L’obésité maternelle crée un risque significatif de troubles métaboliques pour l’enfant à naître.

La progéniture de femmes obèses encourt un risque élevé d’obésité et de diabète. Catalano et coll. ont entrepris une étude dans le but de déterminer si les fœtus de mères obèses présentaient déjà un risque accru de souffrir d’obésité et de présenter une résistance à l’insuline (état précurseur du diabète) à la naissance ou si les risques se jouaient plus tard .

Des dégâts in utero

Les chercheurs ont recruté 53 femmes maigres et 68 femmes obèses arrivées au terme de leur grossesse et subissant une césarienne. Le sang maternel et celui du cordon ombilical ont servi pour effectuer les mesures permettant d’évaluer la résistance à l’insuline. Les résultats ont montré que les fœtus des mères obèses possédaient un pourcentage plus élevé de masse graisseuse (13, 1 ± 3,4 versus 11,6 ± 2,9) et que les paramètres de résistance à l’insuline étaient plus élevés que chez les fœtus issus de mères minces. Une corrélation positive a été trouvée entre l’adiposité de ces enfants et leur résistance à l’insuline.

Une période propice

Ces résultats suggèrent donc que l’obésité maternelle constitue un facteur de risque non négligeable pour la génération suivante de souffrir de troubles métaboliques. Si on se décidait enfin à donner à la prévention de l’obésité la place qu’elle mérite, la période périnatale pourrait constituer à l’avenir un sujet d’étude important dans ce domaine.

La Rédaction
Catalano PM, Presley L, Minium J et al. Fetuses of obese mothers develop insulin resistance in utero. Diabetes Care. 2009; 32: 1076-80.


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