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News publiée le 07/07/2009

infarctus, myocarde, diffu-sciences

Mieux traiter l’infarctus du myocarde

Une étude canadienne a analysé comment mieux traiter les patients ayant subi un  infarctus du myocarde.

L'infarctus du myocarde est la mort (nécrose) d'une zone plus ou moins étendue du muscle cardiaque (myocarde) provoquée par un arrêt de lla circulation à son niveau. Devant l'urgence d'un patient en infarctus, les médecins ont le choix entre deux traitements possibles : injecter un médicament pour dissoudre le caillot de sang (fibrinolyse) ou insérer un petit ballonnnet dans l'artère bouchée pour la déboucher en la dilatant (angioplastie ou intervention coronarienne percutanée). Or les directives qui guident le choix entre ces deux options se basent généralement sur des données issues d'essais cliniques très structurés, qui ne prennent pas en compte tous les impératifs de la « vraie vie ».

Court et long terme

Une étude menée par des chercheurs canadiens a analysé les différences entre les deux contextes et a dégagé certaines solutions permettant d’améliorer potentiellement ce type de traitement. L’analyse a comparé les résultats de 23 essais réalisés dans des conditions expérimentales contrôlées, avec ceux de 32 études d'observation, basées sur des données hospitalières recueillies dans des conditions cliniques de routine. A court terme, les deux types d'études montrent la supériorité de l'intervention coronarienne percutanée sur la fibrinolyse pour réduire le risque de mortalité et de récidive d’infarctus du myocarde ou d'attaque cérébrale. Néanmoins cet avantage est beaucoup plus marqué dans les essais contrôlés randomisés, où le délai entre l’accident et le traitement des patients par cette technique est plus court que dans les conditions cliniques de routine. A long terme, cette procédure est également plus efficace pour prévenir la mortalité et la récidive. Par contre le bénéfice n'est pas confirmé par les études d'observation.

Empêcher les récidives

Il faut ajouter que le bénéfice de l'intervention coronarienne percutanée pourrait être perdu à long terme si les patients ne reçoivent pas un traitement médicamenteux optimal à leur sortie de l'hôpital. Ces médicaments sont indispensables pour empêcher les récidives.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre universitaire
McGill  -http://www.cusm.ca/media/news/item/?item_id=107486
Site en anglais français/anglais. Consulté en juillet 2009.


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