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News publiée le 27/08/2009

Grippe aviaire, Parkinson, diffu-sciences

Un lien entre grippe aviaire et maladie de Parkinson?

La grippe aviaire pourrait-elle prédisposer les sujets infectés à développer la maladie de Parkinson ? Une étude américaine s’est penchée sur cette question.

Les études épidémiologiques réalisées en 1980 avaient montré que les survivants de la grippe espagnole de 1918, qui a tué plus de 50 millions de personnes dans le monde, présentaient une incidence accrue de la maladie de Parkinson plus tard dans la vie, par rapport à la population générale. Des études plus récentes ont suggéré que la souche virale de la grippe aviaire actuelle présente une similarité avec celle de la grippe espagnole de 1918. Les deux types de virus semblent capables être capables d’entrer dans le système nerveux central et causer une encéphalite ou une inflammation du cerveau.

Dopamine diminuée

Des chercheurs américains ont réalisé une expérience dans laquelle ils ont infecté des souris avec le virus de la grippe aviaire et ont vérifié sa présence au niveau du système nerveux. Les auteurs ont observé que ces petits rongeurs perdaient perdaient 17 % de leurs cellules productrices de dopamine, une molécule qui sert de messager entre certaines cellules nerveuses, notamment au niveau des systèmes qui régulent les mouvements. Or, la perte de cellules dopaminergiques est une caractéristique de la maladie de Parkinson. Les patients parkinsoniens ont généralement perdu 50 à 80 % des cellules productrices de cette substance. L’étude américaine suggère une prédisposition de ces souris à développer la maladie. Malgré la disparition totale de toute trace du virus après 20 jours, celui-ci semble être responsable d’une activation prolongée des cellules microgliales, un autre type de cellules du système nerveux. Celles-ci exercent de multiples fonctions et se comportent entre autres comme des cellules immunitaires médiatrices de l’inflammation au niveau du cerveau.

Creuser encore

Tout cela ne vaut pas dire qu’il y a relation directe de cause à effet entre virus de la grippe et maladie de Parkinson. L’âge représente le principal facteur de risque de la maladie de Parkinson. Mais il serait intéressant de voir si ces souris infectées par le virus de la grippe développeraient cette affection plus précocement que des animaux non infectés au cours de leur vieillissement, si on les laissait prendre de l’âge.

La Rédaction
Zielinska E. Avian flu promotes Parkinson's? The Scientist.
http://www.the-scientist.com/blog/display/55883/
Site en anglais. Consulté en août 2009.


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