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News publiée le 23/09/2009

bactéries, diffu-sciences

Des bactéries qui produisent des molécules anti-inflammatoires?

Des molécules aux propriétés anti-inflammatoires ont été identifiées à partir des mycobactéries responsables de la tuberculose. Celles-ci ainsi que plusieurs nouveaux analogues ont été synthétisés. Leur activité anti-inflammatoire a été confirmée, améliorée et démontrée chez la souris.

Les mycobactéries responsables de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis) ont la propriété de rester silencieuses pendant des années chez l'homme, déjouant ainsi la surveillance du système immunitaire. Chez 90% des individus, l'infection est contrôlée mais pas éradiquée et la mycobactérie peut survivre parfois pendant des dizaines d'années. Mycobacterium tuberculosis produit plusieurs protéines et glycolipides (association de sucres et de lipides) complexes capables de moduler la réponse immunitaire.


Molécules actives


Une étude française s’est intéressée aux interactions entre la mycobactérie et son hôte à l'échelle moléculaire, ainsi qu'aux mécanismes immunitaires qui en résultent. Sur la paroi des mycobactéries, les chercheurs ont identifié des glycolipides de faible masse moléculaire aux propriétés anti-inflammatoires très intéressantes : les « PIM » (Phosphatidyl Inositol Mannosides). Ces derniers ont été synthétisés et leurs propriétés anti-inflammatoires ont été évaluées. Les scientifiques se sont ensuite engagés dans la fabrication artificielle de nouvelles molécules similaires, dont la production est nettement plus simple que l’extraction à partir de la bactérie. Le premier exemple de cette nouvelle famille s'est avéré encore plus actif que les molécules naturelles ou synthétiques testées jusqu'alors.

Des retombées thérapeutiques

L'utilisation de telles molécules immunomodulatrices d'origine microbienne à des fins thérapeutiques est en plein essort. Ces nouvelles molécules pourraient être utilisées dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques sévères, telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou le psoriasis. Mais avant d’y arriver, il faudra encore chercher.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre National de la Recherche Scientifique
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1659.htm
Site bilingue français/anglais.
Consulté en septembre 2009.


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