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News publiée le 24/09/2009

mélanome, diffu-sciences

Bonne nouvelle dans le mélanome

Des essais cliniques préliminaires montrent qu’il est possible de faire régresser le mélanome, qui reste l’un des cancers les plus agressifs qui soient.

Le mélanome est un cancer des cellules qui nous font bronzer pour nous protéger du soleil, les mélanocytes. Il peut dériver d’un « grain de beauté » mais la cause la plus fréquente est une exposition excessive au soleil ou aux rayons ultra-violets. C’est l’un des cancers les plus agressifs et les plus difficiles à traiter que l’on connaisse. Au moindre signe douteux, il faut en parler sans tarder à son médecin.

Signaux moléculaires

Au niveau cellulaire, le problème du cancer en général, quel qu’en soit le type et quelle qu’en soit la cause, est un dérèglement des systèmes de contrôle de la reproduction cellulaire. Ces systèmes passent par des cascades de messagers moléculaires extra- et intracellulaires qui s’activent ou s’inhibent les uns les autres au sein d’un réseau extraordinairement complexe. La biologie moléculaire n’arrête pas de faire des progrès dans le déchiffrement de ce réseau, tant à l’état normal que dans les conditions de fonctionnement qui aboutissent au cancer.

La bonne clé

C’est ce qui vient d’arriver dans le mélanome. Une équipe britannique dirigée par le Pr Chapman vient de présenter ses résultats au congrès européen de cancérologie qui se tient cette semaine à Berlin. Elle a découvert dans le fonctionnement des mélanocytes une anomalie capable de provoquer l’apparition du mélanome. Elle a ensuite mis au point un inhibiteur du messager moléculaire anormal responsable de la maladie. Elle a testé cet inhibiteur en laboratoire pour s’assurer de son efficacité et de l’absence d’effets secondaires trop importants pour être acceptables en médecine humaine, puis a commencé des essais chez l’homme. Les premiers résultats sont spectaculaires : les patients ne sont pas guéris mais le volume de leur tumeur a régressé de manière impressionnante et les métastases ont quasi toutes disparu.

Un réel espoir

Certes, ces résultats ne concernent pour l’instant qu’un petit nombre de patients. De plus, il est probable que cela ne permette pas de faire régresser tous les mélanomes car il en existe plusieurs types. Pour l’instant, ces résultats ne sont pas encore assez nombreux pour franchir un critère de fiabilité important en médecine, que l’on appelle la significativité statistique. Il n’en reste pas moins vrai que si ces résultats préliminaires se confirment, ils permettront de réels espoirs pour le traitement d’un cancer devant lequel on reste encore fort démuni.

La Rédaction
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