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News publiée le 12/10/2009

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Pour mieux traiter l’infarctus du myocarde

Une étude canadienne a analysé comment mieux traiter les patients ayant subi un  infarctus du myocarde.


L'infarctus du myocarde est la mort (nécrose) d'une zone plus ou moins étendue du muscle cardiaque (myocarde) provoquée par un arrêt de l’arrivée de sang (ischémie). La cause la plus fréquente de cet arrêt est la formation d’un caillot dans les artères du cœur, les coronaires. Devant l'urgence d'un infarctus du myocarde, les médecins ont le choix entre deux traitements possibles : injecter un médicament pour dissoudre le caillot de sang (thérapie fibrinolytique) ou insérer un petit ballon pour rouvrir l'artère bouchée (intervention coronarienne percutanée primaire ou IPC). Or les directives données aux médecins par les groupes d’experts se basent généralement sur des résultats d'essais cliniques qui ne prennent pas en compte tous les impératifs de la « vraie vie ».

A court et à long terme

Une étude menée par des chercheurs canadiens a analysé les différences entre essais cliniques et vraie vie et a dégagé des solutions permettant d’améliorer potentiellement la prise en charge de l’infarctus sur le terrain. Cette analyse a comparé les résultats de 23 essais réalisés dans des conditions expérimentales contrôlées, avec ceux de 32 études d'observation, basées sur des données hospitalières recueillies dans des conditions cliniques de routine. A court terme, les deux types d'études montrent la supériorité de l'intervention coronarienne percutanée sur la thérapie fibrinolytique pour réduire le risque de mortalité et de récidive d’infarctus du myocarde ou d'attaque cérébrale. Néanmoins cet avantage est beaucoup plus marqué dans les essais contrôlés randomisés, où les délais qui affectent le traitement des patients par cette technique est plus court que dans les conditions cliniques de routine. A long terme, cette procédure est également plus efficace pour prévenir la mortalité et la récidive d'infarctus. Par contre, ce bénéfice n'est pas confirmé par les études d'observation à long terme où les patients sont traités dans des conditions cliniques de routine.

Empêcher les récidives

Il faut toutefois apporter une nuance à ces résultats. Le bénéfice de l'intervention coronarienne percutanée pourrait être perdu à long terme si les patients ne reçoivent pas un traitement médicamenteux optimal à leur sortie de l'hôpital. Ces médicaments sont indispensables pour empêcher les récidives.

La Rédaction
D’après un communiqué de presse du Centre universitaire McGill:  « Comment améliorer le traitement des infarctus du myocarde ? »
http://www.cusm.ca/media/news/item/?item_id=107486
Site en anglais français et en anglais.


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