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News publiée le 26/10/2009

Cerveau, diffu-sciences

Pour le cerveau comme pour le coeur

En cas d’accident vasculaire cérébral, la rapidité d’intervention est d’une importance capitale. C’est comme pour le coeur en cas d’infarctus.

Ce que le public appelle une « attaque », les médecins l’appellent « accident vasculaire cérébral ». On en distingue deux sortes. Dans le premier cas, le plus fréquent, un caillot s’est formé dans une artère du cerveau ou s’est formé ailleurs et a voyagé jusque là. Le public parle de thrombose. Ce type d’accident vasculaire est dit ischémique. Dans le deuxième cas, c’est une artère du cerveau qui s’est rompue et a saigné dans la masse de l’organe. Cet accident vasculaire cérébral est dit hémorragique.

Au-delà du constat

Il y a une vingtaine ou peut-être une trentaine d’années, lorsqu’une personne était victime d’un accident vasculaire cérébral, on en était réduit à faire le constat. On pouvait tout juste essayer de donner un traitement d’appoint et de favoriser la récupération des fonctions perdues par le patient, au travers d’une rééducation plus ou moins acaptée, quand cela était possible.

Les choses ont bien changé aujourd’hui, surtout dans l’accident vasculaire ischémique. Il est vrai que c’est plus difficile pour l’accident hémorragique. Mais en cas de thrombose, on peut en effet dans certains cas « dissoudre » le caillot comme on le fait lorsqu’il se forme dans une artère du coeur. Mais une notion est importante, pour le coeur comme pour le cerveau : il faut agir vite. Les dégâts à l’organe atteint sont d’autant plus limités que cette intervention a lieu plus tôt, la récupération et la survie sont d’autant meilleures également.

Pas d’hésitation

Il découle de tout cela un message important : ne pas perdre de temps pour appeler le médecin ou d’amener la personne rendre au service des urgences le plus proche si une paralysie d’un côté ou une perte momentanée de connaissance survient chez elle. C’est d’autant plus vrai qu’une étude vient de montrer que les catégories de patients qui peuvent tirer avantage de ce traitement sont plus larges qu’on ne le croyait jusqu’à présent.

La Rédaction
Bluhmki E, Chamorro A, Dávalos A, et al. Stroke treatment with alteplase given 3·0-4·5 h after onset of acute ischaemic stroke (ECASS III): additional outcomes and subgroup analysis of a randomised controlled trial. Lancet Neurol 2009; DOI:10.1016/S1474-4422(09)70274-1


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