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News publiée le 04/11/2009

Sport, montre, diffu-sciences

Un copain pour courir

Un tout petit appareil qui ressemble à une montre peut changer la santé des individus qui ne pratiquent pas assez d’activité physique

Toutes les recommandations pour la prévention de l’obésité, du diabète et des maladies cardiovasculaires insistent sur l’intérêt de l’activité physique. Une demi-heure par jour ou au moins trois fois par semaine, est considérée comme la durée optimale. Pas besoin de commettre de grands exploits sportifs : la marche, le vélo ou la natation sans forcer font très bien l’affaire. On peut même aller au boulot à pied ou en vélo, ou encore monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur, pour autant que cela se fasse plusieurs fois par jour. Toutes ces manières ont fait la preuve de leur intérêt dans des études spécialement conçues pour répondre à la question de savoir si cela en valait la peine.

A la recherche de moyens

Encore faut-il persuader tout le monde de le faire et les responsables de la santé publique sont à la recherche de petits et grands moyens qui aident à faire passer l’idée. Ils en ont trouvé un : le podomètre, petit appareil qui mesure la distance parcourue à pied. Ils ne sont pas plus volumineux ni plus lourds qu’une montre. Les premiers appareils comptaient les pas du coureur ou du marcheur. Aujourd’hui, il en existe qui fonctionnent comme les GPS, ce qui permet une plus grande précision.

En quoi cela change-t-il quelque chose à la pratique de l’activité physique ? la réponse vient d’une étude australienne, qui a montré que cette petite merveille pouvait augmenter la pratique des exercices et ses conséquences pour la santé chez 26 femmes d’âge moyen en surpoids ou obèses. Ces femmes ont été réparties au hasard en deux groupes : dans le premier, les femmes n’avait aucun moyen de compter les pas qu’elles faisaient pendant la journée, tandis que celles du second groupe ont eu pour mission d’enregistrer leurs déplacements avec ce petit appareil.

Un bénéfice indéniable

L’expérience a duré douze semaines, au bout desquelles l’activité physique des patientes équipées d’un podomètre avait augmenté de 36% par rapport au début du test, tandis que celle des autres ne s’était pas modifiée. Et la tension artérielle des premières était significativement meilleure parmi les femmes du groupe des plus « sportives » que chez les femmes qui n’avaient pas modifié leur pratique. C’est là un bénéfice indéniable.

La Rédaction
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