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News publiée le 19/11/2009

Cuivre et diabète, diffu-sciences

Cuivre et diabète

Ce métal peu abondant dans l’organisme pourrait jouer un mauvais rôle dans le développement du diabète de type 2

les radicaux libres sont des substances très réactives produites dans notre organisme à la suitede certains prcessus métaboliques comme la respiration par exemple. une partie d’entre eux sont issus de l’utilisation de l’oxygène dans nos cellules. Ils sont très agressifs pour nos cellules et provoquent ce qu’on appelle le stress oxydatif. Mais nous possédons dans notre organisme d’autres molécules, les antioxydants, qui peuvent contrecarrer les effets des radicaux libres. C’est notre potentiel antioxydant. Tout va bien tant que le potentiel antioxydant n’est pas dépassé par le stress oxydatif.

Surproduction

Dans le diabète, une surproduction d’espèces réactives de l’oxygène est induite en certaines circonstances et est peut-être impliquée dans le développement de l’affection. Une équipe de chercheurs japonais vient en tout cas d’apporter des arguments en faveur de cette assertion. Sachant que la production de radicaux libres est favorisée en présence d’ions cuivre, via une réaction dite réaction de Fenton, ils ont voulu étudier le rôle du métal dans la pathogenèse de l’affection. Et en cas de responsabilité de l’ion en question, ils ont tenté de savoir quelles seraient les conséquences éventuelles de sa chélation. Ils ont pu montrer chez des souris diabétiques que les teneurs du sérum en ion cuivre et en radicaux libres étaient significativement plus élevées que chez leurs congénères non diabétiques.

Capter le cuivre

Ils ont alors traité des souris diabétiques avec une substance capable de capter le cuivre et de « l’inactiver » en quelque sorte (un chélateur). Cela a conduit à une diminution significative du taux des radicaux oxygénés, jusqu’à un niveau équivalent à celui des animaux non diabétiques. La résistance à l’insuline a également diminué et la tolérance au glucose des animaux diabétiques s’est améliorée. Plus encore, le taux des triglycérides plasmatiques a lui aussi reculé sous l’effet du traitement.

Une nouvelle voie

La conclusion des auteurs de ces recherches est que le cuivre joue probablement un rôle dans la physiopathologie du diabète de type 2 et que sa chélation pourrait constituer une nouvelle option thérapeutique à explorer.

La Rédaction
Tanaka A et al. Role of Copper Ion in the Pathogenesis of Type 2 Diabetes. Endocrine Journal, 2009; 56(5): 699-706.


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