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News publiée le 16/12/2009

Deux fois champions du monde, diffu-sciences

Deux fois champions du monde

En matière d’aide à la procréation, la Belgique est deux fois championne du monde. A ce titre, elle vient d’accueillir coup sur coup deux réunions mondiales sur cette question.

Des couples qui désirent avoir des enfants et ne parviennent pas à en avoir, cela existe. Et cette impossibilité les plonge parfois dans une grande détresse. La médecine peut répondre de mieux en mieux à ce désir. Les cas qui trouvent ainsi une aide sont de plus en plus nombreux. Mais ce n’est une démarche facile ni pour les futurs parents, qui peuvent être très sollicités sur le plan psychologique, ni pour les médecins spécialisés dans ce domaine, qui doivent faire face à des exigences techniques de très haut niveau.

Chercher le meilleur

L’insémination artificielle est l’un des moyens de répondre à la demande de parents potentiels en difficulté de procréer. Ce n’est pas la solution à toutes les situations et elle ne donne pas des résultats à chaque fois. Une importante réunion vient de rassembler à Genk quelque 350 spécialistes mondiaux de cette question pour discuter des derniers progrès enregistrés et des problèmes qui restent à résoudre. La réunion était organisée et présidée par le Pr Willem Ombelets, du Ziekenhuis Oost-Limburg et du Genks Institute voor Fertiliteits Technologie, sous l’égide de l’European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE). De nombreuses questions furent débattues. Ainsi, il faut encore mieux déterminer quels sont les situations qui ont le plus de chances d’être résolues de cette manière, quand et comment opérer. Il faut perfectionner sans cesse les conditions de prélèvement, de conservation et de préparation du sperme. Le nombre de tentatives, le lieu de dépôt du sperme dans l’organisme de la future maman (dans l’utérus, dans la trompe, au niveau du col ?), tout cela est constamment remis en question par les scientifiques pour parvenir sans cesse à des meilleurs résultats. Et l’impasse ne peut être faite sur les questions éthiques, qui sont éminemment importantes.

Assurer l’avenir

Il est un cas particulier dans l’ensemble de cette problématique : celui des personnes qui sont victimes d’un cancer dont le traitement peut entraîner la stérilité. Comment faire, chez l’homme comme chez la femme, pour préserver la capacité de procréer tout en permettant un traitement qui apporte au patient ou à la patiente les meilleures chances de guérison ? C’est en Belgique, grâce à l’équipe du Pr Jacques Donnez (Gynécologie, UCL St-Luc), que la réponse fut donnée pour la première fois avec le prélèvement et la conservation de tissu ovarien chez une patiente qui devait être traitée pour une affection cancéreuse. Après guérison de son cancer, les tissus qu’on lui avait prélevés lui furent réimplantés et elle a pu avoir un enfant. Depuis cette première mondiale, le nombreuses équipes dans le monde, dont pas mal de centres universitaires belges, se sont penchées sur cette problématique. Elles étaient réunies pour la toute première fois la semaine dernière à Bruxelles pour des débats du même type que ceux de Genk, mais dans un domaine plus spécifique encore. Et bien entendu, c’était le Pr Donnez qui présidait cette réunion organisée conjointement par l’International Society for Fertility Preservation et la Serono Symposia International Foundation.

La Rédaction
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