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News publiée le 23/12/2009

Maladies cardiovasculaires: le risque résiduel, diffu-sciences

Maladies cardiovasculaires: le risque résiduel

Des progrès remarquables ont été enregistrés mais nous ne sommes pas au bout de nos peines.

On a fait d’énormes progrès dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Les principaux facteurs de risque sont aujourd’hui connus et on les combat avec plus ou moins de succès. Malheureusement, certains d’entre eux, comme l’obésité et le diabète, sont en augmentation et sur ce terrain, il faut bien reconnaître que l’on recule. Et là, il faudrait faire un gros effort.

Bonnes et mauvaises graisses

Le taux de lipides (graisses) dans le sang est l’un des plus anciens facteurs de risque connus. C’est aussi, avec l’hypertension artérielle, l’un des principaux champs de bataille sur lesquels la médecine a remporté des succès remarquables grâce à deux armes largement utilisées : l’éducation du public et les médicaments. Mais même sur ce champ se bataille là, il faut bien reconnaître qu’en ce qui concerne les graisses du sang, les efforts sont surtout dirigés vers l’abaissement du LDL-cholestérol, le « mauvais cholestérol ». Et pourtant, chacun sait qu’un HDL-cholestérol trop bas (le « bon cholestérol ») et des triglycérides trop élevés (TG, une autre forme de graisse que l’on trouve notamment dans le sang) sont tout aussi dangereux pour le cœur que le LDL. Et ces autres graisses concernent des millions de personnes dans le monde. Au dernier congrès de la Société Européenne de Cardiologie, qui s’est tenu à Barcelone à la fin août, une réunion organisée par Solvay Pharma a attiré l’attention des participants sur cette problématique : même chez les patients dont le « mauvais cholestérol » (le LDL-cholestérol) est à un niveau normal ou inférieur à la normale, un risque de maladie coronaire peut persister en raison des autres paramètres lipidiques qui les caractérisent. Les études épidémiologiques montrent en effet que la diminution du taux de LDL jusqu’à la valeur actuellement par les guidelines ne permet de réduire le risque de trouble macrovasculaire que de 23%.

Une nouvelle piste?

Tout n’est donc pas réglé. Même pour quelqu’un qui a un taux normal de « mauvais cholestérol », il reste un risque cardiovasculaire réel. C’est ce que l’on appelle le risque résiduel. Pour le combattre, il faut donc aller plus loin. Cela passe, bien sûr, par le renforcement des bonnes habitudes d’hygiène (alimentation équilibrée et activité physique), par la lutte accrue contre l’obésité et l’hypertension, ainsi que par un abaissement plus net du « mauvais cholestérol ». Mais il faut aussi favoriser l’augmentation du « bon cholestérol » et l’abaissement des triglycérides. Les médicaments qui abaissent le « mauvais cholestérol » (le LDL-cholestérol) ne sont pas les mêmes que ceux qui augmentent le « bon cholestérol » (le HDL-cholestérol) et qui abaissent les triglycérides dans le sang. Un certain nombre d’experts commencent à penser qu’il faudrait peut-être associer les deux types de médicaments.

La Rédaction
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