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News publiée le 06/01/2010

Traiter le cancer, protéger le coeur, diffu-sciences

Traiter le cancer, protéger le coeur

Avec les progrès des traitements anticancéreux, de nouvelles problématiques apparaissent. Les chercheurs réfléchissent à la manière d’y faire face.

Les traitements contre le cancer ont fait ces dernières décennies d’énormes progrès, même si on est encore loin de guérir tous les malades. Mais ces traitements sont souvent lourds et entraînent pour les patients des conséquences parfois dommageables.

Préserver la fertilité

L’une d’entre elles, par exemple, est la stérilité chez le jeune patient, homme ou femme. Les recherches visant à préserver la fertilité du patient cancéreux sont très intenses et le premier congrès mondial sur cette question vient de se tenir à Bruxelles. C’est d’ailleurs en Belgique que pour la première fois une grossesse a été obtenue et menée à terme chez une patiente après prélèvement et conservation de tissu ovarien, suivis de réimplantation de ce tissu après traitement de son cancer. Des recherches similaires sont en cours de développement chez l’homme mais elles rencontrent encore des obstacles techniques, qui doivent être résolus avant que l’on puisse commencer à envisager des applications dans la pratique courante.

Protéger le coeur

Une autre préoccupation émerge aujourd’hui dans la prise en charge à long terme des effets des traitements anticancéreux. Elle concerne le coeur, qui a souvent à souffrir à plus ou moins long terme des conséquences de la thérapeutique anticancer. On savait déjà que certains médicaments étaient directement toxiques pour notre pompe centrale et on la surveillait étroitement lorsqu’on était amené à traiter une personne avec ces médicaments. Mais on prend aujourd’hui conscience que la problématique est plus large que cela. D’une part, les patients guérissent plus souvent de leur cancer et prennent ensuite de l’âge et des effets tardifs que l’on ignorait peuvent ainsi se manifester. D’autre part, des patients cardiaques peuvent contracter un cancer et certains traitements de leur cancer exigent alors que l’on porte une attention particulière au coeur.

Une nouvelle spécialité ?

Cette prise de conscience a conduit certains spécialistes à attirer l’attention sur la nécessité de bien suivre l’état cardiaque à long terme des patients qui ont subi un traitement anticancéreux. Ils pensent aussi que le moment est venu d’examiner systématiquement l’état cardiaque d’un patient avant d’entamer un tel traitement et d’évaluer les risques que cela comporte sur le plan cardiovasculaire. Ils vont même jusqu’à proposer une nouvelle sous-spécialité : la cardio-oncologie. On ne peut pas leur donner tort.

La Rédaction
Albini F et al. The Need for Cardio-Oncology: Treating Cancer and Protecting the Heart. Journal of the National Cancer Institute 2010 102(1):NP; doi:10.1093/jnci/djp471


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