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News publiée le 14/01/2010

Mieux détecter l'Alzheimer débutant, diffu-sciences

Mieux détecter l'Alzheimer débutant

L’imagerie médicale permettra peut-être une avancée dans le diagnostic précoce de cette affection dévastatrice. C’est d’autant plus important que les seuls traitements dont on dispose actuellement doivent être administrés très tôt dans l’évolution de l’affection.

La maladie d’Alzheimer est une affection extrêmement difficile à vivre surtout pour les proches des patients. Et avec le vieillissement des populations, elle menace de toucher un très grand nombre de personnes. C’est au point qu’elle posera dans quelques années un problème majeur de santé publique, tant les malades sont dépendants.

Peu de moyens

Mais jusqu’à présent, on n’a guère de moyens d’établir avec certitude le diagnostic de la maladie. La seule véritable certitude est acquise … à l’autopsie. Dès lors, on considère que le diagnostic est hautement probable devant un certain nombre de symptômes et on prend en charge les patients en conséquence de cette forte probabilité. 
On ne dispose pas vraiment de traitement majeur non plus. Seuls quelques médicaments sont capables de ralentir l’évolution initiale de l’affection mais c’est à condition d’être prescrits le plus précocement possible.

Une technique sensible

C’est précisément dans le diagnostic précoce que réside une difficulté majeure. Il ne faut pas confondre le début d’une maladie d’Alzheimer avec ce que l’on appelle l’oubli bénin, c’est-à-dire les petites pertes de mémoire des personnes vieillissantes. Le problème est que la maladie d’Alzheimer engendre, elle aussi, des pertes de mémoire qui sont plutôt anodines au début. 
Une nouvelle technique d’imagerie cérébrale par résonance magnétique, appelée DTI-MRI. (imagerie en tenseur de diffusion ou diffusion tensor imaging), présente une sensibilité de beaucoup plus grande que celle des techniques de résonance magnétique plus classiques dans la détection des changements dans la chimie cérébrale.


Des changements précoces 
Une étude réalisée en Italie a porté sur 76 sujets en bonne santé, âgés de 20 à 80 ans et soumis à un examen d’imagerie en résonance magnétique (IRM) réalisé avec cette technique particulière. Les chercheurs ont examiné les modifications dans l'hippocampe, zone du cerveau qui est essentielle pour la mémoire et qui est affectée par la maladie d'Alzheimer. Ils ont constaté que cette technique d'imagerie permettait de mieux détecter et de prédire les problèmes de mémoire des participants. Il est possible que cela conduise à un diagnostic précoce de la maladie.

La Rédaction
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