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News publiée le 25/01/2010

IRM, analyse, femme, homme, médical, diffu-sciences

Ils ne pensent pas comme elles

Selon les résultats d’études menées par des scientifiques de la Jagiellonian University Medical College en Pologne, les réactions cérébrales des hommes et des femmes à des stimuli positifs et négatifs présentent des différences de signification

L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a amené dans le champ de la médecine quantité de nouvelles possibilités de diagnostic. Et pour cause : elle permet de voir les organes (essentiellement le cerveau) en plein fonctionnement. Il est donc devenu possible dans un certain nombre de cas, de détecter des anomalies dans le fonctionnement du cerveau alors qu’aucune altération de sa forme n’est détectable. L’imagerie fonctionnelle en résonance magnétique a aussi permis d’entreprendre de nouvelles études pour observer de près la façon dont le cerveau normal exerce son activité, notamment comment il répond à certaines stimulations, quelles sont les différentes zones qui s’activent dans ce cas, etc.

Deux séries d’images

Des chercheurs polonais ont donc utilisé cette remarquable technique pour étudier l’activation du cerveau et voir s’il y avait des différences de réponses à certaines stimulations entre les deux sexes. Et il en est bien ainsi. Ces chercheurs ont évalué 40 volontaires droitiers âgés de 18 à 36 ans, 21 hommes et 19 femmes. Les participants ont été exposés à des images du système IAPS International Affective Picture System), un système d'essai normalisé qui fournit un ensemble de stimuli émotionnels standardisés pour des recherches expérimentales sur l'émotion et l'attention. 
Le Dr Urbanik et son équipe de la Jagiellonian University ont affiché les images en deux séries: la première série ne comprenait que des images à connotation négative, tandis que la seconde proposait des images à connotation positive. Chez les hommes, les chercheurs ont constaté une forte activité dans l'insula gauche, une zone du cerveau impliquée dans les systèmes décisionnels et capable d’entraîner un sentiment subjectif menant à l'action. Chez les femmes, c'est le thalamus gauche qui était le plus actif. Le thalamus est une zone reliant le cortex cérébral aux centres de la douleur et du plaisir.

Rationalité et affectivité

Chez les hommes, les images négatives sur les diapositives ont davantage tendance à diriger leur système automatique. Cela pourrait signifier que lorsqu'ils sont confrontés à des situations dangereuses, les hommes auront davantage tendance à prendre des mesures que les femmes. 
Pour ce qui est des images positives, les femmes semblent avoir une activité cérébrale plus importante au niveau de la circonvolution temporale supérieure droite, une « rainure » du cortex cérébral qui est impliquée dans le traitement auditif et la mémoire. Les hommes ont montré une plus forte activité dans les lobes occipitaux bilatéraux reliés au traitement visuel. Ces expériences ont donc pu montrer que les hommes portent davantage attention aux aspects sensoriels des stimuli émotionnels et ont tendance à les traiter en termes d'implications pour l'action requise. Les femmes, quant à elles, dirigent davantage leur attention sur les sentiments générés par les stimuli émotionnels.

Le gouvernement du monde

Toutes les personnes qui vivent en couple pressentent dans le quotidien cette différence, qui est maintenant objectivée. Et quand on entend dire que les affaires du monde changeraient si un plus grand nombre de femmes accédaient au pouvoir, ce n’est sans doute pas faux …

La Rédaction
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