La News

News publiée le 02/02/2010

Moustique, Malaria, piste, soin, vaccin, diffu-sciences

De nouvelles pistes contre la malaria

La malaria est l’une des préoccupations majeures des autorités de santé dans de nombreux pays. Il y a peut-être du neuf dans la lutte contre cette affection.

La malaria est l’une des plus grandes tueuses au monde. Elle tue chaque année plus de deux millions de personnes sur le globe. Elle est une entrave majeure au développement dans les pays d’endémie. Le parasite et le vecteur (un moustique) montrent depuis pas mal d’années des résistances à certaines mesures préventives aussi bien que thérapeutiques. Enfin elle pourrait bien être de retour dans certains pays où elle est éradiquée depuis plusieurs dizaines d’années, comme le sud de la France ou l’Italie, par exemple. Pour toutes ces raisons, la recherche est intense dans ce domaine.

Un plan d’attaque

Une équipe internationale de chercheurs spécialisés dans la lutte contre la propagation des parasites résistants aux médicaments et leur étude vient d'enregistrer une avancée capitale dans la recherche d'un meilleur traitement. Ils ont en effet acquis de nouvelles connaissances sur la constitution de ces parasites et de la manière dont ils se reproduisent. Cette équipe internationale dirigée par le professeur John Dalton, biochimiste à l'Institut de parasitologie de l'Université McGill, envisage un véritable plan d'attaque pour élaborer de nouveaux traitements et répondre à l'urgence sanitaire. 


Globules rouges explosifs


La croissance et la multiplication des parasites du paludisme ont lieu dans les globules rouges. Ils se nourrissent de protéines dont ils utilisent les produits de dégradation (acides aminés) pour fabriquer leurs propres protéines. Lorsqu'ils atteignent une taille et une maturité suffisante, ils se divisent et entraînent l'éclatement des globules rouges. Ce processus libère de nouveaux parasites qui, à leur tour, coloniseront d'autres globules rouges, et ainsi de suite, jusqu'à que ce phénomène provoque des symptômes sévères, voire la mort. Le professeur Dalton et ses collègues ont découvert que certaines « enzymes digestives » des parasites facilitent ce processus. Mais surtout, ils ont caractérisé les structures tridimensionnelles de deux d'entre elles et démontré comment concevoir des médicaments capables de les désactiver. 


Bloquer à la source


En bloquant l'action de ces enzymes essentielles, ils ont démontré que les parasites ne pouvaient plus survivre dans les globules rouges des sujets infectés. Cette étude est le fruit d'une collaboration entre l'Institut de la recherche médicale du Queensland (Australie), des universités Monash et Western Sydney, l'Université de technologie de Wroclaw (Pologne) et l'Université de Virginie (États-Unis). L'équipe tente maintenant d’appliquer sans délai les résultats de ses travaux et se consacre à la mise au point d'un nouvel antipaludique.

La Rédaction
-


Pour vous inscrire à la Newsletter, veuillez simplement enter votre adresse mail ci-dessous et cliquez sur "envoyer".




Partenaires

ligue_cardiologique_belge