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News publiée le 17/02/2010

Bouger contre l’arthrose, diffu-sciences

Bouger contre l’arthrose

Maladie très répandue et potentiellement handicapante, l’arthrose bénéficie régulièrement de nouvelles avancées thérapeutiques. Et il ne faut pas nécessairement faire appel à des traitements révolutionnaires. L’important est de commencer tôt dans l’évolution de l’atteinte.

L’arthrose est une affection qui se développe de manière insidieuse et n’alerte pas directement le patient dont elle fait sa victime. L’une des raisons en est que le cartilage, principale cible du processus dégénératif qui caractérise la maladie, n’est pas innervé. Mais cela ne veut pas dire qu’à la longue, elle n’entraînera pas pour le patient de lourdes conséquences. C’est une affection extrêmement répandue.

Commencer tôt

Citons deux exemples qui suffiront à illustrer l’ampleur du problème. Aux USA, une personne sur trois se plaint de douleurs articulaires. En Allemagne, 30 à 40% des adultes de plus de 50 ans déclarent souffrir au niveau de la hanche ou du genou. La limitation de mobilité qu’elle entraîne progressivement rend la personne vulnérable aux chutes et autres accidents, favorise la prise de poids et son cortège de complications et restreint la vie sociale. Au terme de son évolution, elle impose dans une majorité des cas une sanction chirurgicale. Il y a donc intérêt à la traiter aussi tôt que possible. A côté des mesures à prendre pour préserver autant que possible la mobilité du patient, le traitement doit lutter contre la douleur. La mise en place de systèmes d’aide à la conduite des activités quotidiennes et la prévention des complications (suites des chutes, par exemple) occupe une place importante dans le traitement. Enfin, les moyens de stopper, ou tout au moins de ralentir l’évolution de l’arthrose ont fait de réels progrès ces dernières années.

Simplement marcher

Pas besoin de révolutionner la thérapeutique : des moyens simples peuvent apporter des bénéfices appréciables. Ainsi, une publication récente vient de mettre en évidence les avantages du « progressive walking » (marche progressive) accompagné de la prise d’un supplément alimentaire appelé sulphate de glucosamine. Les auteurs australiens de l’étude qui est rapportée dans la revue Arthritis Research and Therapy ont étudié un groupe de 36 patients âgés de 42 à 73 ans, souffrant d’arthrose. Ces patients ont reçu la glucosamine pendant six semaines, puis ont entamé un programme progressif de marche étalé sur douze autres semaines, pendant qu’ils continuaient leur prise de glucosamine. Ce programme était bien détaillé semaine par semaine afin que la progression soit bien suivie par les patients. Dix-sept d’entre eux devaient marcher cinq fois par semaine et les dix-neuf autres devaient le faire trois fois par semaine seulement.

Trois jours suffisent

Tous les patients devaient faire au moins deux fois 1500 pas chaque jour où ils marchaient. Ils comptaient leurs pas avec un pédomètre. Les uns comme les autres ont bénéficié d’une amélioration de leurs symptômes. Trois jours par semaine semblaient même suffire puisque les personnes qui l’ont fait cinq fois par semaine n’avaient pas bénéficié d’une plus grande amélioration que celle qui ont marché trois fois par semaine. Les auteurs de l’étude concluent qu’il y a là une manière simple de préserver la mobilité des personnes souffrant d’arthrose.

La rédaction
Ng NTM, Heesch KC, Brown WJ. Efficacy of a progressive walking program and glucosamine sulphate supplementation on osteoarthritic symptoms of the hip and knee: a feasibility trial. Arthritis Research & Therapy 2010, 12:R25 doi:10.1186/ar2932


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