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News publiée le 01/04/2010

Les agrafes au  pilori, diffu-sciences

Les agrafes au pilori?

Une étude vient de conclure qu’il valait mieux éviter les agrafes en chiriurgie orthopédique.

D’immenses précautions

Mais la hantise du chirurgien orthopédique, plus encore que celle de tous les autres chirurgiens, est l’infection post-opératoire. L’os, aussi merveilleux qu’il soit, de défend mal contre l’infection. Et lorsqu’il s’infecte, survient ce qu’on appelle une ostéomyélite, qui est très malaisée à guérir.

Dès lors, les chirurgiens orthopédiques prennent mille et une précautions pour éviter cela. Il en est même qui dans certains cas opèrent sous une véritable tente installée dans la salle d’opération afin d’éviter que tout microbe ne puisse venir contaminer le champ opératoire. D’autres ont été jusqu’à opérer en revêtant de véritables scaphandriers adaptés à cet usage, toujours dans le même but d’éviter la contamination par des microbes de quelque origine que ce soit.

Il fallait y penser

Mais voilà qu’une étude apporte une nouvelle donnée, à laquelle on n’avait pas pensé jusqu’ici. Il se pourrait bien que les agrafes parfois utilisées pour fermer la peau, en particulier après une intervention sur la hanche, pourraient comporter un risque d’infection un peu plus élevé que les sutures classiques. Des chercheurs ont en effet passé en revue six essais cliniques comptant au total 683 plaies. Une partie d’entre ces plaies (322) a été fermée par des sutures traditionnelles, tandis que les 351 autres ont été fermées avec des agrafes. Il est apparu que les premières avaient connu trois fois plus de cas d’infection que les secondes.

Pas de panique

Il ne faut pas paniquer pour autant : trois fois plus ne signifie pas la catastrophe. Le nombre des infections en chirurgie orthopédique est faible, voire très faible, par rapport à la très grande fréquence des interventions pratiquées dans le monde. les chirurgiens orthopédiques, on l’a dit, ont la véritable hantise de ces infections et prennent d’infinies précautions. Mais les microbes sont partout et si des recherches comme celle qui vient d’être publiée sont effectuées, c’est pour faire la chasse à l’infime fraction des infections qui surviennent encore. il n’y a donc pas lieu de critiquer le chirurgien orthopédiste qui aurait utilisé des agrafes pour refermer une plaie. D’autres raisons peuvent l’amener à faire ce choix.

La rédaction
Smith TO, Sexton D, Mann C, et al. Sutures versus staples for skin closure in orthopaedic surgery: meta-analysis. BMJ. Published online ahead of print March 16, 2010


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