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News publiée le 19/04/2010

-, diffu-sciences

Six mois, ce serait trop long

L’Association Européenne pour l’Etude du Foie, en anglais « European Association for the Study of the Liver ou EASL » vient de se terminer à Vienne ce week-end au moment où l’éruption d’un volcan d’Islande privait de leur vol de retour chez eux les quelques 7500 participant venus du monde entier. mais ce fâcheux contretemps n’a pas empêché le congrès d’être brillant. Les sujets abordés étaient très nombreux et nous vous en rapporterons quelques-uns au cours de cette semaine.

Destruction progressive

L’un des sujets qui ont retenu l’attention des congressistes est la maladie du foie entraînée par l’alcool. On sait depuis longtemps que cette maladie passe par plusieurs stades et aboutit à la cirrhose. Il n’est pas besoin d’être alcoolique invétéré pour développer cette atteinte : cela peut aussi concerner les personnes qui, pour des raisons professionnelles ou autres, boivent chaque jour plus que trois ou quatre verres d’alcool sous quelque forme que ce soit. La destruction progressive du foie mène en fin de compte à la cirrhose et à la décompensation hépatique, état dans lequel le foie ne parvient plus à jouer son rôle. Si cette décompensation se prolonge, la seule chance de survie du patient réside dans la greffe du foie.

Pour espérer pouvoir assurer un meilleur fonctionnement du foie greffé chez un patient atteint de maladie alcoolique, on a pris l’habitude de prendre un délai de six mois avant de pratiquer la greffe. l’idée est de permettre au patient de changer ses habitudes de consommation et de le voir rester abstinent après qu’il ait reçu un foie de donneur. en attendant, on lui assure un traitement destiné à freiner la dégradation de son état. malheureusement, tous les patients ne répondent pas à ce traitement et certains d’entre eux continuent à voir leur état empirer dangereusement.

Inattendu

Voilà qu’une étude franco-belge présentée au congrès qui vient de se tenir à Vienne bouscule les principes qui viennent d’être expliqués . sous la conduite du Pr Mathurin, de Lille, une série de patients non réponeurs au traitement d’attente ont été opérés dès que possible mais avant le délai de six mois. Et le taux de réussite des greffes était meilleur que chez ceux pour lesquels on avait attendu six mois.

La rédaction
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