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News publiée le 18/05/2010

Médicament, pillule, médication, diffu-sciences

Automédication: prudence

Se soigner tout seul est une bonne chose mais ce n’est pas toujours sans risques

L’information sur la santé et la maladie est de plus en plus abondante et de plus en plus disponible et c’est une bonne chose. On n’en est plus à l’époque où le médecin connaissait tout et décidait de tout. Depuis plusieurs décennies, les médecins se sont rendu compte qu’il s’agissait de la santé et de la vie du patient et qu’il était important que ce soit le patient et non l e médecin qui prenne tout cela en main. Le rôle du médecin est d’établir un diagnostic, de conseiller le patient et de l’informer sur les possibilités thérapeutiques et sur les avantages et inconvénients de chacune.

Prendre sa santé en main

C’est aussi un avantage pour la société : si chacun prend sa santé en main, les gens seront moins malades et ceux qui sont malades se soigneront en principe mieux. Les coûts de santé en seront réduits. Mais c’est plus théorique que pratique. Le problème peut venir de l’excès d’information et de sa trop grande disponibilité. Car une information directement disponible sans l’intervention du médecin pour la nuancer, la critiquer et la remettre dans son contexte, peut être mal interprétée et donc devenir dangereuse. Bien plus, la prise de médicaments sans avis du médecin peut s’avérer nuisible.

Des risques quand même

Les risques sont divers : prendre une substance, ou même une médecine dite naturelle, sans savoir qu’on est porteur d’une contre-indication, prendre des doses inadaptées (trop faibles ou trop fortes), les prendre au mauvais moment, prendre des médicaments pour une affection alors qu’on est atteint d’une autre (erreur d’auto-diagnostic) etc. un risque d’importance croissante vient d’être souligné par une série de spécialistes : celui des interactions médicamenteuses. Les médecins connaissent bien l’existence de ce risque et savent combien il est difficile à maîtriser. Ils savent même que les connaissances en la matière sont limitées : quel médicament interagit avec quel autre ? et quand il y en a plus de deux, que se passe-t-il ? Or, de plus en plus de personnes, dans l’esprit qui vient d’être évoqué, prennent l’initiative de s’auto-médiquer. Plus encore : pour des raisons économiques, les autorités publiques des pays industrialisés laissent venir sur le marché libre des médicaments qui devraient rester sous le contrôle de la prescription.

Informer son médecin

il n’est pas question pour autant de supprimer l’auto-médication. Le problème n’est pas là. Ce qu’il faut faire, c’est discuter avec son médecin de l’intérêt, des avantages et des risques liés aux remèdes que l’on prend de sa propre initiative. Et surtout, lorsqu’on prend déjà de tels remèdes, de l’en informer pour qu’il puisse agir en connaissance de cause et qu’il sache s’il y a risque d’interaction médicamenteuse entre ce que vous prenez et ce qu’il vous prescrit. c’est très important.

La rédaction
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