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News publiée le 06/11/2014

, diffu-sciences

Première belge en pathologie vasculaire

A la mi-septembre, les Docteurs José Ferreira, Chef de Clinique du Service de Pathologie vasculaire et Salvatore Murgo, radiologue interventionnel à l’Hôpital Universitaire Erasme (ULB, Bruxelles), ont traité un patient porteur d’un anévrysme de l’aorte abdominale avec un nouveau concept d’endoprothèse, appelée Nellix® et mise au point par la firme Endologix.

L’aorte est la plus grosse artère du corps humain. Elle part du cœur et traverse le thorax, puis l’abdomen, pour se diviser en bas de ce dernier en deux vaisseaux qui se distribuent aux membres inférieurs. En fait, c’est l’aorte qui fournit le sang à l’ensemble du corps. Comme toute artère, l’aorte peut être atteinte par l’athéosclérose (la forme la plus fréquente d’artériosclérose), maladie qui atteint sa paroi et l’affaiblit.

Hémorragie cataclysmique

Cette paroi affaiblie résiste alors moins que normalement à la pression du sang et l’artère se dilate en un endroit pour former une poche parfois très large et surtout très fragile, appelée anévrysme. En Belgique, 3% des patients âgés de plus de 60 ans sont susceptibles d’être victimes d’un anévrisme, une dilatation du vaisseau qui, au-delà de 50 mm, risque de provoquer la rupture. Si cette paroi se rompt, il se produit une hémorragie cataclysmique provoquant souvent la mort de ses victimes. Dès que l’on a détecté l’existence d’un anévrysme de l’aorte chez une personne, il faut la suivre de très près et envisager de le traiter. Il y a peu de temps encore, la seule manière de traiter un anévrysme consistait en une intervention visant à mettre en place une prothèse vasculaire en ouvrant la paroi abdominale. Encore faut-il savoir que c’est une intervention lourde et que si l’anévrysme se situe sur la partie thoracique de l’aorte, une éventuelle intervention est extrêmement délicate et, bien souvent, n’est même pas possible.

Traiter par le dedans

Une autre solution est apparue : le traitement des anévrismes de l’aorte abdominale par voie endovasculaire a débuté dans les années 90. Il s’agit d’entrer dans le système artériel à travers une petite incision, d’introduire une prothèse à travers cette entrée et de la pousser jusqu’à ce qu’elle soit en place à l’endroit voulu, où elle se dilate alors pour remplacer par l’intérieur la paroi aortique menacée. Cette méthode, moins lourde pour le patient, a pris un large essor grâce à la recherche et aux investissements d’un grand nombre de firmes spécialisées. L’évolution du matériel a permis de traiter des cas de plus en plus complexes et de diminuer les complications inhérentes à la technique (migration, désengagement, fracture des endoprothèses, …). Cependant, dans 25 % des cas, des traitements complémentaires immédiats ou tardifs post-opératoires restent nécessaires (fuites sanguines autour de la prothèse).

Première belge

La nouvelle endoprothèse Nellix®, de la firme Endologix, déjà implantée chez des patients dans d’autres pays (mais encore non remboursée en Belgique), a été utilisée par l’équipe de pathologie vasculaire de l’Hôpital Erasme pour la première fois en Belgique. Dans ce nouveau concept, un sac gonflable entoure l’endoprothèse, laquelle est moins large que la poche anévrysmale dilatée. Après mise en place de la prothèse, l’opérateur réalise un remplissage de ce sac avec un polymère. En gonflant ainsi, le sac occupe progressivement l’espace resté vide entre la prothèse et l’ancienne poche anormale. Ce système pourrait résoudre le problème des fuites, augmentant le confort du malade et diminuant les coûts engendrés par les ré-interventions.



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