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News publiée le 13/03/2015

, diffu-sciences

Plans d’urgence nucléaire en Belgique

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) réalise une analyse du dispositif des plans d’urgence nucléaire belges de manière à tirer les leçons de l’accident de Fukushima survenu il y a 4 ans.

Les accidents nucléaires survenus dans le monde ces dernières décennies nous montrent qu’une meilleure préparation est requise. Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) prépare actuellement un rapport, dont la parution est prévue pour le deuxième semestre de l’année 2015, sur la communication de crise, les mesures de protection éventuelles comme la mise à l’abri ou l’évacuation, ainsi que sur la nécessité d’une stratégie à long terme visant la maîtrise des conséquences environnementales et sanitaires graves, comme les masses de déchets et les délocalisations de population.

Protection de la thyroïde

A l’occasion du 4ème anniversaire de l’accident de Fukushima, le CSS publie déjà un premier avis consacré à la protection de la thyroïde. C’est en effet l’une des contre-mesures les plus importantes à prendre en cas d’accident nucléaire et à laquelle nous devons être préparés. Fukushima a montré qu’un tel accident peut se produire, même dans des régions dotées d’une technologie nucléaire développée comme la Belgique et les pays voisins. En cas d’accident nucléaire, la stratégie de protection est basée sur l’administration rapide et à grande échelle d’iode non radioactif en vue de prévenir la captation par la thyroïde de l’’iode radioactif présent dans les rejets accidentels. Les populations à cibler tout particulièrement sont les enfants, surtout ceux qui sont en bas âge, et les femmes enceintes, en raison de la grande sensibilité du fœtus et des enfants aux cancers de la thyroïde induits par les radiations. Suite à l’accident de Tchernobyl pendant lequel il n’y a pas eu de distribution d’iode non radioactif, de nombreux cancers de la thyroïde sont survenus dans ces populations sensibles.

Stratégie de distribution rapide

Le CSS insiste sur l’élaboration et la planification d’une stratégie de distribution rapide aux populations cibles, et ce à des distances allant jusqu’à 100km et plus du lieu de l’accident, comme souligné récemment dans un rapport commun des autorités de radioprotection et de sûreté nucléaire de la plupart des pays européens. La mise en œuvre de cette stratégie doit être soigneusement vérifiée et testée régulièrement. Le CSS tient à souligner que les réactions allergiques graves à l’iodure de potassium ou à l’iode sont extrêmement rares et qu’elles ne doivent pas être confondues avec les allergies aux fruits de mer, aux antiseptiques et aux produits de contraste utilisés en radiologie. Aucune appréhension à ce sujet ne doit empêcher l’administration d’iode non-radioactif en cas d’accident nucléaire, le risque de cancer thyroïdien étant très élevé.

Amélioration de l’apport iodé

Les populations présentant une carence en iode courent un plus grand risque. En Belgique, un risque de déficience en apport iodé concerne particulièrement les femmes enceintes et allaitantes. Il s’agit donc aussi de poursuivre et de surveiller la mise en œuvre des programmes d’amélioration de l’apport en iode en Belgique.


Texte complet de l'avis (n° 9275) www.health.belgium.be/internet2Prd/groups/public/@public/@shc/documents/ie2divers/19101670.pdf.

Stratégies d’apport iodé (CSS avis n° 8913) http://tinyurl.com/CSS-8913-iode).

Site du Conseil Supérieur de la Santé www.css-hgr.be


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