La News

News publiée le 03/07/2008

dépistage, Alzheimer, diffu-sciences

Reconnaître tôt la maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est la démence la plus fréquente. On n'en connaît pas exactement la cause mais en la diagnostiquant assez tôt, on peut en freiner l'évolution.

La proportion de personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer augmente avec l'âge, mais cette démence peut déjà se présenter assez tôt chez certaines personnes, c'est-à-dire avant 65 ans. L'origine de la maladie se situe dans le cerveau. On y observe deux sortes d'anomalies. Premièrement, le nombre de neurones diminue et deuxièmement, on observe l'apparition de plaques constituées de dépôts d'une protéine appelée bêta-amyloïdes. Ce dépôt est irréversible.

Les signes

Lorsque la maladie d'Alzheimer débute, cela se voit à peine. Les symptômes passent pour des petits ratés banaux de la vie. Il s'agit le plus souvent de petits troubles de la mémoire. Par exemple, la personne n'arrive plus à se rappeler des noms auparavant bien connus. Par la suite, lorsque la maladie s'intensifie, on peut observer des problèmes pour se souvenir des événements importants de la vie. Les troubles du langage font également partie du lot: au début, la personne cherche ses mots, puis son discours perd petit à petit sa cohérence. Des troubles du comportement peuvent aussi être remarqués. Ainsi, la personne pourra se montrer indifférente à ce qui l'entoure ou réduire son activité. On pense que c'est une conséquence de ses troubles de mémoire, mais cela peut aussi constituer des symptômes dépressifs. En effet, il n'est pas rare que la dépression accompagne la maladie d'Alzheimer. Enfin, la personne peut présenter des troubles moteurs (difficultés pour effectuer des gestes quotidiens comme s'habiller, tenir ses couverts) et même avoir du mal à reconnaître les visages de ses proches.

Faire vite

La maladie d'Alzheimer ne se guérit pas. Mais si on la repère suffisamment tôt, on peut administrer des médicaments en vue de ralentir son évolution. Au début, les symptômes sont la plupart du temps discrets et la personne concernée ne s'en rend pas toujours compte. Voilà pourquoi il est important que l'entourage (famille proche, conjoint) soit attentif aux moindres signes de déclin cognitif. En cas de doute, une visite chez le médecin généraliste ou chez un neurologue permettra soi de rassurer, soit de fournir rapidement un traitement.

Dr Rachid Benabdillah
-


Pour vous inscrire à la Newsletter, veuillez simplement enter votre adresse mail ci-dessous et cliquez sur "envoyer".




Partenaires

ligue_cardiologique_belge